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1. Nous n'avons pu nous procurer cet ouvrage.

LES

DOCTRINES MONÉTAIRES ET FINANCIÈRES

EN FRANCE DU XVI AU XVIII® SIÈCLE

INTRODUCTION

Dans le développement de la pensée économique depuis l'Antiquité, les conceptions monétaires ont joué un rôle des plus importants. Il semble, et la chose paraît assez naturelle, que ce soit autour des phénomènes de la circulation des richesses, et plus particulièrement autour du problème de la monnaie, que l'esprit se soit porté de préférence jusqu'au XVIIIe siècle.

Dans l'antiquité grecque nous rencontrons déjà des préoccupations de ce genre. Le phénomène de l'échange est analysé. Platon reconnaît à la monnaie les fonctions de médium d'échange et de mesure de la valeur. C'est dans les Lois qu'il énonce la célèbre formule suivant laquelle elle a été inventée pour « réduire l'inégalité et l'incommensurabilité des choses par une égalité et mesure 1».

Aristote consacre à la monnaie des pages importantes dont le retentissement a été séculaire. Il a principalement retenu la fonction de mesure, mais y a ajouté un nouveau rôle celui d'être un gage en vue d'un futur échange, et par conséquent de permettre la conservation d'une provision de valeurs. L'illustre philosophe nous présente un historique de la monnaie, cent fois reproduit depuis: il rapporte que pour remédier aux inconvénients du troc on eut recours à l'emploi d'une marchandise tierce, la monnaie. Celle-ci a sans doute une valeur intrinsèque lorsqu'elle est notamment formée de métal

1. MONROE, Monetary theory before A. Smith, p. 5.

2. « L'argent que l'on garde en mains est comme une garantie que le futur échange pourra facilement avoir lieu dès que le besoin se fera sentir, celui qui alors donnera l'argent sera assuré de trouver en retour ce qu'il demandera » (Ethique, tr. B. SaintHilaire, II, 157).

HARSIN.

1

précieux, mais elle ne répond en dernière analyse qu'à des besoins secondaires et même artificiels. Aussi n'est-ce point en elle qu'Aristote localise la richesse, mais c'est au contraire dans l'abondance des choses nécessaires à la vie 1.

M. Dubois paraît avoir fait justice de l'opinion qui attribue au philosophe la paternité de la théorie de la monnaie signe. Celui-ci, en effet, ne prétend pas que la monnaie n'emprunte sa valeur que de la loi, c'est-à-dire de la volonté arbitraire d'un législateur, mais seulement de la coutume (vouos), c'est-à-dire des habitudes du public. Mal compris sur ce point, Aristote n'en a pas moins provoqué le succès séculaire d'une théorie qu'il n'a pas professée. En soi, pour lui, la monnaie n'est qu'un bijou, ne répondant qu'à un besoin de luxe. Il a reconnu d'autre part que cette commune mesure peut varier mais, nulle part, il n'a donné d'indications sur les causes de ses variations. Toute la doctrine médiévale s'est inspirée de ces vues; le plus souvent, elle n'a fait que reproduire les conceptions du philosophe grec qui peut être considéré comme ayant exercé, en matière monétaire, la plus puissante influence sur la pensée économique jusqu'à Locke.

Chez Xénophon, on lit incidemment que la valeur de l'or peut diminuer par suite de l'accroissement de sa production. C'en est assez pour que certains lui fassent l'honneur de l'invention de la théorie quantitative Mais, en revanche, il n'admet pas la possibilité de cet accident pour l'argent, parce que celui-ci a des débouchés tels qu'il ne pourrait être surabondant. Or, étant donné que ce n'est que comme monnaie que l'argent a ce marché illimité, on voit que Xénophon est bien loin de la théorie en question.

Enfin tout le monde sait que l'on trouve dans une des comédies d'Aristophane (Les Grenouilles ) la première constatation du phénomène que tout le monde avait déjà signalé, lorsque Macleod eut la singulière idée de lui donner le nom du ministre d'Elisabeth d'Angleterre, Th. Gresham.

Les Romains n'ont fait faire aucun progrès à ces théories. On trouve éparses dans le Corpus juris quelques définitions juridiques de la monnaie qui n'ont qu'un médiocre intérêt économique.

1. DUBOIS, Précis de l'histoire des doctrines économiques, pp. 50-52.

2. C'est cependant encore l'opinion reprise dans le récent ouvrage de Miller, Studien zur Geschichte der Geldlehre (1925), pp. 17-18, mais sans raison aucune.

3. C'est ainsi qu'il écrit dans les Politiques « ... si les habitudes (et non pas la loi) venaient à se modifier. elle n'aurait plus aucun prix. »

4. DUBOIS, op. cit., p. 52. Voyez cependant une autre explication de cette anomalie chez MONROE, op. cit., p. 8.

5. GONNARD, Les idées économiques d'Aristophane (Revue d'économie politique, janvier 1904).

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