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que

Les autres souste

Italie. Les uns disoient c'estoit à cause que le grand pain se tient plus frais que le petit, et qu'il ne se desseiche pas si tost, estant l'Espagne fort chaude. noient que les Espagnols avoient leurs fours plus grands que les autres peuples, parce qu'ils disent que le pain est meilleur cuit en un grand four qu' en un petit, le pain cuit en un petit four ne cuisant pas esgallement, comme en un grand, et les fours d'Espagne estant grande, ce n'est pas de merveilles s'ils font les pains grands, et aussi qu'à l'enforner on faict les pains cornus. Le tiers disoit, que tant plus le pain estoit grand, tant plus on le trouvoit savoureux et meilleur, ayant plus de vertu & faculté assemblée, comme le vin est plus fort & meilleur en une pippe qu'en un bussard. Que le grand pain, adjoustoit-il, soit meilleur que le petit, cela se peut prouver de ce qu'il y avoit des festes, qui se nommoient Megalartia, à cause de la grandeur des pains, dont le pain estoit estimé sur tous les autres, & aussi bon que celuy de la ville d' Eresus, si nous croyons au poëte Archestrate, pour lequel

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pain Mercure prenoit bien la peine de descendre du ciel, et en venir faire provision pour les dieux. Et aussi quand le pain est petit, il se brusle par la crouste, & demeure mal cuit au dedans, par l'obstacle de la crouste havie: et si la paste croist et leve mieux quand il y en à beaucoup, que quand il n'y en à gueres, comme on dit que la paste se leve mieux durant la pleine Lune qu' en un autre temps. Lors un lourdaut qui servoit, à la table, nous voyant en si grand debat, se va mocquer de nous, de ce qu'estions empeschez en si peu de chose, & nous va dire, que les Espagnols faisoient leurs pains plus grands qu'ailleurs, parce qu'ils y mettoient plus de paste.

Another of his speakers tells the following story.

Ce maitre qui estoit de nos Sereès, nous conta qu'un jour il demanda à un sien mestayer comme il se portoit depuis deux ou trois jours que sa femme estoit morte, lesquel lui re

* Sereès, tom. iii. p. 204. This edition was published at Paris, 1608.

spondit, Quand je revins de l'enterrement de ma femme, m' essuyant les yeux, et travaillant à plorer, chacun me disoit, compere, ne te soucie, je sçay bien ton fait, je te donneray bien une autre femme. Helas! me disoit-il, on ne me disoit point ainsi, quand j' eu perdu l'une de mes vaches.*

*

How far Sterne was obliged to Bouchet for particular passages, I am unable to decide, having never seen the greater part of the Sereès.

There was more reason to have represented the acquisition of this book as matter of triumph, than the purchase of Bruscambille.

crowns.

Mr. Shandy has the good fortune, we are told, to get Bruscambille's Prologue on Noses almost for nothing—that is, for three half"There are not three Bruscambilles in Christendom-said the stall-man, except what are chained up in the libraries of the curious. My father flung down the money as quick as lightning-took Brus

* Sereès. P. 216.

cambille into his bosom-hyed home from Piccadilly to Coleman-street with it, as he would have hyed home with a treasure, without taking his hand once off from Bruscambille all the way."* This is excellently calculated to excite the appetite of literary epicures, but the book in question is not sufficiently entertaining to gratify much expectation. It consists of occasional prologues, in prose, a species of amusement much in vogue during the reign of Louis XIII. TABARIN, who seems to have been contemporary with BRUSCAMBILLE, but more a merry-andrew than a comedian, published his dialogues with his master, and his prologues, about the same time.† They both stole largely from the Moyen de Parvenir, as the editor of that book has observed.

* Tristram Shandy, vol. iii. chap. xxxv.

+ Tabarin is mentioned in the Description of the Winter in Paris, by Boisrobert, an officer of Cardinal Richlieu.

Tout divertissement nous manque:
Tabarin ne va plus en banque.

The original copy of the Pensees Faceticuses de Bruscambille was published in 1623, mine was printed at Cologne, in 1741.

There is little merit in this mass of buffoonery; the only originality consists in its galimatias; however, as the book is not easily to be procured, I shall insert the Prologue on Noses among the notes, that no future collector may sigh for Bruscambille.*

The false taste of Scarron's humour has occasioned a general neglect of his works; it was by mere accident that I discovered the origin of a very interesting scene in the Sentimental Journey, in taking up the Roman Comique. It is the chapter of the DWARF, which every reader of Sterne must immediately recollect, but I shall transcribe that part which is directly taken from Scar

ron.

"A poor defenceless being of this order [a dwarf], had got thrust somehow or other into this luckless place [the parterre]—the night was hot, and he was surrounded by * See note V.

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